Le plastique…ou « les » plastiques ?

Selon le règlement REACH (Article 3(5) Regulation 1907/2006), les plastiques sont des polymères comportant des additifs divers permettant d’obtenir des matériaux susceptibles d’être moulés, façonnés, en général à chaud et sous pression, afin d’obtenir des objets finaux prêts à la commercialisation. Sont exclus de cette définition les polymères naturels non chimiquement transformés, les peintures polymériques, les encres et les adhésifs. En revanche, tous les matériaux dits biosourcés[1] et/ou biodégradables[2] sont inclus dans cette définition et considérés comme des plastiques au même titre que les autres, souvent appelés « plastiques conventionnels ».

 

Pourtant le terme « plastiques » évoque un grand groupe de matériaux aux caractéristiques individuelles très éloignées les unes des autres.[3] Si on fait l’analogie avec les mammifères, on admettra qu’on ne peut pas parler de mammifère au singulier mais au pluriel car cette catégorie comporte des genres aussi différents que la souris, la baleine, le chien ou l’homme.

 

Cette définition très large  ne permet pas de différentier les différentes matières selon  certaines de leurs  caractéristiques, comme notamment leur faculté à se biodégrader – c’est-à-dire à servir de source nutritive carbonée à la micro-faune (flore) de l’environnement – plus ou moins rapidement dans des environnements naturels tels que composts (produits à haute ou basse température), sols de culture ou eaux d’épuration, de rivière ou de mer.

 

Constat environnemental

 

Les plastiques conventionnels couramment utilisés tels que le PE, PP, PET, PS, PVC,  .. )[4] ont des qualités d’usage et un rapport qualité/prix si avantageux que leur développement a littéralement explosé durant ces 100 dernières années.

Du fait de leur grande durabilité, ils se sont accumulés au point d’en retrouver dans toutes les couches et tous les compartiments terrestres. Leur extrême résistance à la biodégradation (estimée entre plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années) ne les empêche pas pour autant de se dégrader physiquement (sous l’effet de l’oxydation, des UV, de l’érosion, etc.) : ils se fragmentent ainsi en micro et nano particules capables de se disséminer très largement et rapidement dans notre environnement mais aussi dans tous les organismes vivants …et donc aussi chez l’homme. Les niveaux de pollution actuels des mers, des rivières, des sols, de l’air, par ces macro, micro, nano plastiques sont si élevés que des mesures d’urgence doivent être prises pour faire face à ce qui constitue une menace sans précèdent pour la survie de l’humanité.

 

Que faire ?

 

Le Parlement européen a approuvé, mercredi 27 mars 2019, le projet de directive validé par les Etats membres en janvier dernier. Ce vote valide l’interdiction de certains objets plastiques à usage unique (couverts et assiettes à usage unique, pailles, cotons-tiges, tiges de ballons, plastiques oxo-dégradables[5], récipients pour les aliments et gobelets en polystyrène expansé) à partir de 2021 qui sera suivie d’une très probable extension en 2027 visant à terme tous les plastiques, au sens de la définition REACH, sans aucune distinction, intégrant de facto les plastiques biodégradables et /ou biosourcés quelque soit leur voie de biodégradation (compost, sol, eau de rivière ou de mer)

La solution dorénavant mise en avant est le recyclage des déchets plastiques. Le recyclage mécanique est une option certes envisageable mais elle ne peut pas être la seule car aucun plastique ne peut être recyclé plusieurs fois sans voir ses propriétés considérablement dégradées ce qui le rend rapidement inutilisable : il finit alors sa vie en décharge ou en centre d’incinération avec ou sans valorisation énergétique.

Cette limite technologique inhérente à la nature même des plastiques, associée au fait que le recyclage implique des contraintes logistiques de collecte importantes et une consommation énergétique significative démontre que le recyclage du plastique ne peut pas être une solution efficace et pérenne pour gérer la fin de vie de tous les plastiques usagés. D’autre part, même si se met en place un système de collecte et gestion des déchets efficace et incitatif (type consigne par exemple), cette option n’empêchera pas une partie de ces plastiques de se retrouver dans la nature.

 

Une initiative crédible

 

D’autres solutions doivent donc coexister avec celle du recyclage : c’est le cas des nouvelles matières plastiques biodégradables (souvent faussement dénommées bioplastiques[6]) qui sont  arrivées à un stade de maturité industrielle  en Europe après plus de 30 années de recherches et développement, plusieurs dizaines de milliards investis dans l’industrie, et la mise en place de normes pertinentes mondialement reconnues.

Alors que d’autre pays du monde (Chine, Inde…) travaillent encore pour rattraper leur retard, l’Europe est désormais capable d’offrir une alternative crédible et responsable aux matières plastiques conventionnelles dont les effets catastrophiques sur l’environnement sont aujourd’hui avérés. Contrairement à une idée reçue particulièrement tenace, ces nouvelles matières « plastiques » biodégradables (biosourcées ou non) ne sont pas un gadget pour militants des causes environnementales perdues, mais représentent au contraire une véritable alternative aux plastiques conventionnels qui ont envahi nos vies et pollué la planète pour des siècles. Ces matériaux ont en effet la capacité de pouvoir être complètement digérés par l’environnement, sans impact résiduel pour la nature, à l’inverse des plastiques conventionnels (biosourcés ou non).  Sans parler des calamiteux plastiques « oxo dégradables » –  avec lesquels les plastiques biodégradables  sont souvent  confondus que ce soit  par ignorance du grand public  ou volontairement par les adversaires des vrais plastiques biodégradables. Il faut noter que ces plastiques «  oxo dégradables »  sont  aujourd’hui interdits en France depuis 2015 (sauf pour les paillages agricoles) et le deviennent enfin en Europe. Ils n’ont rien de commun avec les bioplastiques dont il est question ici.

 

Non à l’interdiction des produits à usage unique pour les bioplastiques

 

Pourtant, par méconnaissance des décideurs politiques et /ou en raison de pressions diverses, la filière des bioplastiques est aujourd’hui non seulement entravée dans son développement, mais désormais menacée par les textes récemment adoptés aux niveaux national et européen, qui prévoient l’interdiction sans discernement des produits à usage unique. Le législateur condamne donc aujourd’hui toute la filière au nom d’une illusion selon laquelle l’interdiction des pailles, gobelets et autres articles jetables en plastique va miraculeusement résoudre le problème de la pollution et de la gestion des déchets. Au moins dans l’esprit du public, qui devrait se contenter de croire ce qu’on lui dit sans chercher à savoir ce qu’il en est réellement.

 

Nette fragilisation et peut-être arrêt de mort de toute une filière, de sa recherche, de ses emplois

 

Après en avoir souligné la pertinence, ces mêmes représentants signent désormais une nette fragilisation, si ce n’est un arrêt de mort de la filière, de sa recherche et de ses emplois en adoptant une directive dans la précipitation et sans véritable discernement du fait du climat très émotionnel autour de la pollution par « le plastique ».

Alors qu’elle est arrivée au stade de son développement industriel en Europe et que d’autres pays y travaillent pour rattraper leur retard (Chine, Inde…), cette filière risque d’être condamnée par le législateur au nom d’une illusion selon laquelle l’interdiction des pailles, assiettes et autres articles jetables en plastique va miraculeusement résoudre le problème de la pollution, du recyclage, de l’usage unique et de la gestion des déchets plastiques.

Certes l’intention de répondre à la réelle problématique de la pollution plastique, particulièrement dans le milieu marin est tout à fait louable, mais il apparait clairement que la précipitation avec laquelle se met en place la nouvelle législation est contreproductive.

L’exemple des sacs de caisse montre que l’interdiction « des plastiques » pour la fabrication de certains produits ne met pas fin à tout un mode de consommation : les  sacs de caisse dits « réutilisables »  sont trois à quatre fois plus épais que précédemment mais  restent toujours le plus souvent à usage unique du fait de leur faible volume . En interdisant tout alternative en matière plastique biodégradable par voie de compostage industriel et/ou ménager, contrairement au cas des sacs fruits et légumes, le législateur a ainsi provoqué une augmentation de la quantité de matière plastique conventionnelle consommée, malgré la diminution de la quantité de sacs. Concernant les sacs de caisse, l’effet de la mesure a donc été contreproductif.

 

En interdisant les produits plastiques à usage unique à partir de 2021, quel que soit le matériau qui les compose, le législateur européen fait preuve à la fois de manque de discernement et d’incohérence avec ses propres décisions. En effet, le développement de ces nouvelles matières plastiques qui intègrent la double problématique de l’indépendance des matières fossiles et de celle de leur fin de vie a été soutenu politiquement et financièrement par les représentants politiques pendant plusieurs années. Or, après en avoir souligné la pertinence, ces mêmes représentants signent aujourd’hui l’arrêt de mort de cette filière, de sa recherche et de ses emplois en adoptant cette directive dans la précipitation. Pourtant, les emplois que la filière a déjà créés et qu’elle devrait continuer à créer en Europe si on la laisse vivre ne sont pas délocalisables contrairement à ceux de la filière des plastiques conventionnels, très majoritairement implantée en Asie.

 

Innover pour rendre les matériaux biodégradables encore plus efficaces et évaluer la pertinence de ces derniers dans les produits à usage unique.

 

Le procès fait à ces nouveaux matériaux dits biodégradables (au sens des normes internationales en vigueur) est essentiellement lié à leur coût souvent supérieur à celui des plastiques conventionnels. Ce cout est lié à la double exigence à laquelle ils doivent répondre en termes de résistance à l’usage et vitesse de biodégradation en milieu naturel.

Alors que beaucoup de ces matériaux ne mettent que quelques mois à se biodégrader, d’autres auront besoin de plus de temps, jusqu’à trois à cinq ans parfois en fonction du milieu considéré. Il est à noter que ces temps de dégradation existent dans la nature, ou des végétaux (certaines feuilles d’arbre et les branches) mettent plusieurs années à se dégrader . C’est toutefois infiniment moins long que les centaines d’années nécessaires à un plastique conventionnel de type PE, PET ou PVC.

Bien qu’encore jeunes et perfectibles, il est indéniable que les plastiques biodégradables constituent un progrès considérable pour l’environnement car ils ne participent pas et ne participeront jamais à cette pollution plastique massive et persistante pour plusieurs centaines d’années qui a envahi la Terre et que les populations n’acceptent et ne supportent plus, à juste titre.

 

La question des concepts et méthodes de recyclage est centrale

 

Depuis des années, seul le recyclage matière des plastiques a réellement été pris en considération dans la gestion des déchets.

Les plastiques biodégradables, eux , peuvent rejoindre la filière des déchets organiques  (  30 à 40% de nos déchets ), comme les biodéchets de cuisine, dont la vocation naturelle est le retour au sol sous forme de compost, puis d’humus, permettant de régénérer les sols et de maintenir ses qualités agronomiques.

Ces nouvelles matières plastique offrent ainsi une fin de vie cohérente et responsable aux emballages alimentaires souillés par de la matière organique et qui ne peuvent pas être recyclés mécaniquement pour des raisons techniques et économiques. Ainsi, même si ces matériaux se transforment en eau et CO2 lorsqu’ils sont compostés, ils présentent le gros avantage de ne pas finir leur vie en allant polluer les mers pour des centaines, voire des milliers d’années.

 

La mise en place d’un tri des déchets organiques a montré à chaque fois une amélioration de la performance du recyclage de tous les autres déchets recyclables (papier, carton, verre…). la possibilité de trier avec les déchets organiques les plastiques biodégradables souillés serait donc un moyen d’encore améliorer le tri des déchets.

 

Certains plastiques qualifiés de compostables au sens des normes actuelles peuvent parfaitement être reconnus sur les chaînes de tri et pourraient tout à fait être séparés pour être envoyés vers une zone de compostage. Ce n’est pas le cas faute de volonté politique de mettre en place ces filières compostage :  ils sont donc écartés et envoyés à l’incinération ou à la mise en décharge. De plus, ils doivent non seulement payer la redevance due par les emballages, mais, double peine, cette redevance est doublée au motif que ces produits « gêneront » le tri !

On se trouve aujourd’hui dans une logique court termiste   visant à prolonger des pratiques de recyclage mécanique qui actuellement ne concernent que 25% de nos plastiques  et en conséquence à «  tuer dans l’œuf » la filière des plastiques  biodégradables qui sur le long terme a des avantages écologiques majeurs.

 

La valorisation organique, clé du problème

 

Comme déjà inscrit ans la Loi et la Directive Déchets, l’Europe se doit donc impérativement de développer (dès 2023) cette filière de valorisation organique pour répondre à sa nouvelle exigence de tri et de valorisation des biodéchets. En sacrifiant les plastiques biodégradables, elle se priverait d’un atout majeur permettant d’accompagner et de faciliter le tri et la valorisation des déchets organiques tout en limitant l’enfouissement et l’incinération des plastiques conventionnels qui ne seront pas recyclés.

De nombreuses collectivités en Europe reconnaissent déjà l’intérêt de ces nouvelles matières biodégradables par voie de compostage dans le développement de la collecte et de la valorisation des biodéchets (Lorient, Libourne, Grenoble, Paris, Genève, Milan. Sont quelques exemples parmi bien d’autres)

Nous devons certes réduire notre consommation de matière plastique vierge d’origine fossile, mais nous devons également nous donner les moyens de gérer efficacement la fin de vie de ces produits qui restent nécessaires pour de nombreuses applications dont celles relatives à la conservation des aliments.

Nous savons déjà que le recyclage des plastiques ne sera pas la solution à tout et qu’il nous faudra compter sur la complémentarité des modes de gestion des différents types de déchets, en particulier avec le développement du recyclage et de la valorisation des déchets organiques. Une filière responsable et porteuse d’un modèle économique relocalisé existe déjà pour ces nouvelles matières plastiques biodégradables par voie de compostage, qu’il soit à haute ou basse température, dans laquelle se sont engagés des groupes et PME sur l’ensemble du territoire européen.

La filière des plastiques biodégradables au sens des normes internationales en vigueur, n’est pas qu’un concept séduisant pour l’avenir ; elle existe et se développe. Cependant elle ne pourra être pérennisée et solidement contribuer au développement économique que si l’on accepte de reconnaitre ses avantages spécifiques dans ses différentes applications en lien avec le recyclage des déchets organiques et le caractère biodégradable de ces matériaux.

 

Lutter contre la pollution par les plastiques :

 

Toutes, les méthodes sont bonnes, aucune ne permet de solutionner à elle-seule cet énorme problème qu’est la pollution par les plastiques.

– Doit-on limiter l’utilisation des plastiques au profit de matériaux considérés comme moins ou non polluants : la réponse est oui

– Doit-on recycler : la réponse est oui

– Doit-on incinérer (et si possible valorisé l’énergie libérée) : la réponse est oui

– Doit-on faire appel à des matériaux rapidement biodégradables au sens des normes européennes ou internationales en vigueur : la réponse est oui

– Doit-on poursuivre et même intensifier la recherche pour permettre la production de plastiques aux caractéristiques de moins en moins polluantes et ce quelque soit son type de fin de vie : la réponse est oui

 

Mais surtout, ne nous privons pas des innovations que nous avons développées.

 

C’est pourquoi nous exhortons nos décideurs :

 

  • A favoriser le développement des nouveaux matériaux plastiques biosourcés, biodégradables et compostables, au sens des normes européennes ou internationales en vigueur, et à les prendre en compte comme alternatives possibles au « plastique » conventionnel. Ceci, afin de disposer d’alternatives contrôlées et certifiées et pour ne pas laisser la porte ouverte à des solutions développées hors de l’Europe et éventuellement moins respectueuses de l’environnement et/ou produites, sans véritable contrôle.

 

  • Parallèlement, à permettre la poursuite et l’intensification de la recherche afin de conserver l’avance européenne dans le domaine. Ceci, pour une production de matières aux caractéristiques de moins en moins polluantes, adaptées aux contraintes d’usage, et qui intègrent dès leur conception la fin de vie la plus adaptée en fonction de leurs applications et de leurs destinations.

Pour répondre aux défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés il nous faut innover et développer de nouveau modèle. Ne tuons pas dans l’œuf ce que nos chercheurs et industriels les plus engagés ont déjà développé dans une véritable approche environnementale et conscient des enjeux qui sont les nôtres.

 

Signataires

 

Architecte DPLG Arthur Mamou-Mami

DG Christophe Doukhy e Boissoudy (Novamont France)

Dr Benjamin Saulnier (PolyBioAid)

Dr Florian Monlau (APESA)

Dr François Touchaleaume (PolyBioAid)

Dr Guillaume Lebouteiller (Natureplast)

Dr Laurent Belard (Biopolynov)

Dr Mélanie Salomez (IATE)

Dr Morgan Deroiné (Compositic)

Dr Prof Stéphane Bruzaud (IRDL-UBS)

Dr Prof Yves Grohens (Compositic-UBS)

Dr Prof. Laurent Lebrun (Univ. Rouen)

Dr Prof. Véronique Ducruet (retraitée de la recherche agronomique))

Dr Prof.Emmanuelle Gastaldi (Univ. Montpellier)

Dr Prof.Sandra Domenek (AgroParisTech)

Dr Thomas Lefèvre (Natureplast)

Ing Benoit de Guillebon ( directeur de l’APESA)

Ing Pierre Feuilloley (Fondateur de COBIO)

Ing Vincent Pluquet (Végéplast)

Ing. Blandine Lagain (Breizpack)

Ing. Dalyal Copin (IRMA)

Ing. Jacques Fauchoux (Thermoformage Industries)

Ing. Victor Guillot (R&D Thimonnier SA)

Ing. Thierry Varlet (Breizpack)

Président Guy César (SerpBio et de PolyBioAid)

 

 

 

 

 

[1] On entend par « Biosourcés », tous les plastiques, qu’ils soient ou non biodégradables pourvu que leur chimie de base soit issue de matériaux rapidement renouvelables. Ce terme est à mettre en opposition avec plastiques d’origine fossile, c’est-à-dire dont la chimie de base provient du cracking et de la distillation du pétrole.

[2] Dans le présent article le terme « Biodégradable » se réfère à des matériaux qui répondent à une ou plusieurs normes de spécification européennes et/ou internationales

[3] Le mot « plasma » vient aussi de la même racine. Nul rapport obligatoire entre plastiques, pétrole, matières fossiles et/ou non-biodégradabilité. Mais il s’avère que la façon la plus facile pour concevoir de nouveaux polymères était d’utiliser le pétrole qui, de par son origine organique, contient tous les éléments de base pour créer de nouveaux polymères

[4] PE=polyéthylène, PP=polypropylène, PET=polyéthylène téréphtalate, PS=polystyrène, PVC=chlorure de polyvinyle

[5] Essentiellement des polyéthylènes qui se fragmentent par voie oxydative mais ne se biodégradent que très difficilement

[6] Les « Bioplastiques » sont définis par European Bioplastics. Il s’agit de tous les plastiques « Biodégradables » et/ou « Biosourcés ». Ce terme prête à confusion car il recouvre 3 types de plastiques : les biodégradables non biosourcés (PBAT par exemple), les biodégradables biosourcés (PHA par exemple) et les non biodégradables biosourcés (PET biosourcé par exemple)